Le Sporting d’Anderlecht a raté son entrée dans les Champions Playoffs avec une défaite 2-0 contre le Club Bruges, confirmant l’écart entre les deux équipes. Pour sa première sur le banc, Besnik Hasi a fait des choix forts et s’est montré nerveux sur le bord du terrain. L’approche du coach divise les analystes de La Tribune.
Nicolas Frutos estime que la différence entre les deux clubs est avant tout psychologique et que seul un succès majeur peut inverser la tendance. Malgré la défaite, il pense qu’Hasi a les moyens de secouer l’équipe et de créer une dynamique gagnante.
"Le groupe avait besoin d’être un peu secoué mentalement", dit l'ancien attaquant d'Anderlecht, devenu directeur sportif à La Louvière. "Ce premier match donne des outils à Besnik Hasi pour remettre tout le monde à sa place et faire des choix forts. On a vu un Anderlecht qui a essayé de jouer trop beau par rapport à la force de son adversaire, sans rien créer. Mais à un moment, il faut gagner. Je pense qu’Hasi a la main et l’expérience pour mettre cette dynamique."
Un bon choix s'il gagne la coupe
Philippe Albert, lui, considère que le choix d’Hasi ne sera validé que s’il remporte la Coupe de Belgique. Il souligne les limites tactiques observées face à Bruges mais croit en l’expérience du coach pour redresser la situation.
Cécile De Gernier met en garde contre une approche trop agressive envers les joueurs en manque de confiance. Elle insiste sur l’importance de bien gérer la pression exercée sur les jeunes joueurs.
Alors qu’Anderlecht doit affronter Genk dimanche, les inquiétudes persistent quant à la capacité du club à rebondir. Genk, en pleine forme après un large succès contre La Gantoise (4-0), sera un nouvel adversaire redoutable. Hasi devra rapidement trouver des solutions pour remettre Anderlecht sur de bons rails.