Cette saisonn, l'arbitrage a souvent été au centre des discussions en Belgique. Notamment en raison des révélations qui ont été faites dans la presse.
Piet Vandendriessche, le nouveau CEO de l'Union Belge, revient sur les révélations publiées par Het Nieuwsblad. "Je respecte évidemment le travail de la presse, mais des données de la vie privées de nos arbitres ont été jetées en pâture, peut-être par une personne active au sein de l’Union belge", dit-il à Sudinfo.
"Blanchir ceux qui ne sont pas coupables"
"Cela a suscité une grande indignation en interne parmi nos employés et particulièrement au sien de la corporation des arbitres où l’on a commencé à se regarder en chiens de faïence. Si j’ai demandé un audit externe, ce n’est pas pour trouver un coupable, c’est pour blanchir ceux qui ne le sont pas", ajoute-t-il.
Quant à la façon dont l'enquête a été accueillie, Vandendriessche répond : "Certes, il s’agit d’une procédure drastique, mais vous savez, dans le monde de l’entreprise, ce type d’enquête est loin d’être exceptionnel. Tout a été fait avec le plus grand soin et dans le respect des règles de confidentialité. L’enquête est menée par PWC, une entreprise externe, reconnue pour son expertise. Cette investigation ne porte que sur des mots-clés très spécifiques et pour un laps de temps très précis. Seule une dizaine d’indépendants était concernée. Un employé, à sa propre demande, a également demandé à faire l’objet d’une enquête, afin de laver son honneur."
Et le CEO de conclure sur l'éventualité de réitérer l'opération : "J’espère surtout que ne plus jamais avoir à prendre cette mesure. Mais la situation l’exigeait. La vie privée est l’un de nos droits fondamentaux. Nous devrions toujours les protéger, et nous avons donc aussi le devoir de défendre les personnes qui sont accusées à tort."