Zeno Debast aura probablement très prochainement un nouvel entraîneur. Selon plusieurs journaux portugais (voir Footnews: https://urls.fr/toYJwR), João Pereira devrait en effet céder sa place à Rui Borges, actuel entraîneur du Vítoria Guimarães.
Lorsque Pereira avait succédé à Rúben Amorim, parti à Manchester United, le président du Sporting avait présenté son nouvel entraîneur en disant que, "dans quatre ou cinq ans, celui-ci serait également dans l’un des clubs les plus puissants d’Europe." Si cela arrive, ce ne sera pas grâce aux résultats obtenus avec le Sporting.
Il n’aura fallu que huit matchs – où il n’a obtenu que trois victoires (dont une après prolongations et une autre contre un adversaire de quatrième division), un nul et quatre défaites – pour que João Pereira perde d’abord la confiance des supporters et, finalement, celle de la direction du Sporting.
Un début en fanfare puis plus rien
Les débuts de João Pereira en tant qu’entraîneur principal du Sporting, avec une victoire écrasante 6-0 contre Amarante en Coupe du Portugal, semblaient indiquer que les prévisions de Frederico Varandas concernant cet entraîneur, jusque-là responsable de l’équipe B, pouvaient se réaliser. Mais il manquait l'épreuve de vérité, face à un adversaire d’un tout autre niveau. Et c’est là que les choses ont commencé à se dégrader.
Contre Arsenal (1-5) en Ligue des Champions, Santa Casa (0-1) et Moreirense (1-2) en championnat, puis au Club Bruges (1-2) en Ligue des Champions encore, le Sporting a essuyé quatre défaites consécutives. Mais peut-être plus que les résultats, ce sont les prestations de l’équipe qui ont soulevé des doutes sur son avenir.
La victoire à domicile contre Boavista (3-2) en Liga n’a pas suffi à dissiper la méfiance des supporters, encore moins le succès face à Santa Clara (2-1) en huitièmes de finale de la Coupe du Portugal, arraché seulement en prolongations.
La goutte d'eau
La goutte d’eau qui a fait déborder le vase a été le match nul 0-0 dimanche sur le terrain de Gil Vicente, qui a laissé le Sporting dépendant du résultat du Benfica ce lundi au stade de la Luz contre Estoril. Comme les "encarnados" ont gagné, les "leoninos" ont perdu la tête du championnat, seulement quatre journées après le départ de Ruben Amorim – qui, à l’époque, laissait l’équipe avec cinq points d’avance sur ses rivaux. Et dimanche, le Sporting accueille... Benfica en derby.
Pour Debast, ce n'est pas nécessairement une bonne nouvelle. Pereira faisait confiance à l'ex-Anderlechtois dans l'axe d'une défense fort jeune (22 ans de moyenne d'âge) et, lors des dernières rencontres, Debast s'était montré très à l'aise tant défensivement qu'en possession de balle.
Le nom qui semble le plus probable pour remplacer João Pereira est celui de Rui Borges. Si cela se confirme, le Sporting devra verser une compensation de quatre millions d’euros au Vitória de Guimarães, montant correspondant à la clause de résiliation du contrat actuel de l’entraîneur.
Quatre victoires en six matches de Ligue Conférence
La performance du Vitória en Ligue Conférence, où il a remporté quatre victoires en six matchs et déjà assuré sa qualification pour les huitièmes de finale, est la principale carte de visite de Rui Borges. Mais ce n’est pas tout. L’entraîneur dirige une équipe qui réalise un bon championnat (actuellement sixième au classement), reste en course en Coupe du Portugal et, peut-être plus important pour les supporters du Sporting en ce moment, a "vendu chèrement sa peau" face à Benfica lors d’un match de Liga perdu sur un score très serré de 1-0 au stade de la Luz.