Pour Marc Coucke, l'aventure à Ostende était marquée par la fête dans les tribunes, avec un président qui communiait avec les supporters, en musique et bière à la main.
Mais quand il a eu l'opportunité de racheter Anderlecht, Coucke n'a pas hésité et a donc quitté la Côte. Depuis, le club a lentement décliné, au point de faire faillite.
Un bouc émissaire
Du côté des supporters, on tient Coucke pour responsable de ce déclin. Interrogé sur le sujet, il a d'abord refusé d'évoquer le sujet d'Ostende mais il a ensuite accepté de donner son avis sur la question.
"Le club a fait faillite quatre propriétaires après moi", a-t-il d'abord lancé. "Je pense que j'ai toujours fait partie de la solution et non du problème. Pour une raison ou pour une autre, il est devenu normal de tout mettre sur mon dos."
Pour l'homme d'affaires, les supporters cherchaient un bouc émissaire et ont ainsi sorti le dossier de la tribune et du loyer à payer. "Cela n'a rien à voir, chaque équipe a des frais pour l'infrastructure. Ostende avait juste besoin d'un bouc émissaire", dit-il.
Et Coucke de confier : "Je voulais absolument que le club évolue différemment. Mais ce n'était plus de mon ressort. Après moi, il n'y a plus eu de bons propriétaires. Je suis toujours très attentif aux critiques, mais je ne pouvais pas supporter ce courant. Je ne peux pas me plaindre du respect que j'ai reçu en tant qu'entrepreneur, mais la moitié d'Ostende aurait préféré ne pas me voir arriver."