Ce qu’a réalisé Nikola Stulic (23 ans) lors de ces derniers mois est assez incroyable.
Cinquième choix du coach carolo Rik De Mil au début de l’été, l'attaquant serbe a en effet doublé tous ses concurrents, pour se retrouver numéro 1 samedi passé contre le Standard.
Tout le monde, et en particulier le public du Mambourg qui l'adore, se souvient combien il avait pesé sur la défense des Rouches à cette occasion, et de ses tirs sur le piquet, pour finalement se trouver impliqué dans la réalisation du but de l'égalisation (1-1, score final) inscrit par son ami Dabbach peu avant le coup de sifflet final de Jasper Vergoote.
"Oui, Oday est mon ami", confirme-t-il ce dimanche sur le site de La Dernière Heure - Les Sports (https://tinyurl.com/yc8d8t84).
"J'étais très content pour lui qu'il marque. Je ne le vois pas du tout comme un rival..."
Il n'empêche qu'il y a quelques mois, alors qu'il avait débarqué au Mambourg en provenance de Radnicki Nis fin janvier, Stulic était déjà en route vers la sortie, et plus précisément vers Lublin, en Pologne.
Il ne figurait sur aucun plan de Rik De Mil et de son staff.
"Je voulais vraiment aller au Motor Lublin, un club actuellement septième de l'Ekstraklasa derrière les grands du G6, qui grandit saison après saison", avoue-t-il.
"Je me voyais déjà dans l'avion..."
"Le projet me séduisait, et j'avais une bonne relation avec le directeur sportif de l'époque. On m’a présenté le centre d’entraînement et l'Arena Lublin par visioconférence, ce qui n'a fait que renforcer mes intentions. Je me voyais déjà dans l'avion lorsque l'affaire a capoté, même si on m'a laissé entendre qu'elle était simplement reportée au mercato d'hiver. Mais je n'y crois plus. Je pense qu'ils n'ont au final tout simplement pas les moyens de réaliser ce transfert..."
Stulic a donc bien dû se résoudre à rester, et le Sporting à le conserver.
"J’ai alors eu une discussion avec le coach Rik De Mil", raconte l'intéressé.
"Il m’a dit qu’une nouvelle saison débutait pour moi, et que je devais continuer à travailler car tout était possible. Peut-être que j’allais jouer, peut-être pas. J'aurais pu me dire que c'était du blabla mais au contraire, ça m'a motivé. Un déclic s'est produit, et je me suis mis en tête que je voulais être le meilleur. J’allais à la salle de gym après les entraînements, et je me forçais à courir le week-end, pendant que les autres jouaient. Le T2 Steeven Willems me faisait travailler la finition, et le T3 Rudi Cossey également. Ils ont été importants..."
"Ensuite je suis retourné en U23 (où il avait brillé la saison passée, inscrivant 9 buts en 14 matches, ndlr). Je voulais voir où ça me menait, et ne pas avoir de regret..."
"Mais c'est très difficile de jouer en Nationale 1 ACFF", poursuit Stulic. "Les terrains ne sont pas bons et le football n’est donc pas le même. C’était compliqué de rester motivé mais je m'accrochais, parce que c’est quand même mieux qu’un entraînement. Heureusement l'ambiance était bonne; et le coach Frank Defays m’a beaucoup aidé dans cette période..."
"Je suis toujours resté positif, et même souriant", dit-il fièrement. "Ma situation pendant la période de préparation était pourtant pratiquement désespérée. Je ne jouais quasiment pas et quand je parvenais malgré tout à montrer quelque chose de bien, comme ce but marqué contre Waalwijk avec l'équipe B, ou ce doublé à Mons, cela ne changeait rien..."
"La malchance va me quitter, les buts arrivent..."
Mais à force de se distinguer à l'entraînement, et aussi parce que l'équipe ne marquait pas, il y a enfin eu ce quart d'heure au Cercle de Bruges (2-0), le 3 novembre, puis 25 minutes contre Westerlo (1-0) "dont le gardien (Koen Van Langendonck, ndlr) m'a empêché de marquer", et enfin une première titularisation, le 17 février à Genk (3-0) où Zakaria El Ouahdi sauve le ballon sur la ligne.
"Mais la malchance va me quitter et les buts vont maintenant arriver", conclut-Nikola Stulic.
Ce dimanche à 13h30: Antwerp - RSC Charleroi !
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